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L'obligation du masque est entrée en vigueur à Andenne: "C'est le souhait des commerçants et de la population", justifie le bourgmestre

L'obligation du masque est entrée en vigueur à Andenne:
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CORONAVIRUS
 

Malgré les recommandations des autorités sanitaires et fédérales, malgré le net déclin de l'épidémie en Belgique, Claude Eerdekens a maintenu sa décision d'obliger les habitants d'Andenne à porter le masque à partir du 1er juin. Cependant, si le premier courrier annonçait un port du masque dans l'espace public sans autre précision, le bourgmestre le restreint désormais à certains lieux.

La semaine passée, quelques habitants d'Andenne avaient fait part via le bouton orange Alertez-nous de leur étonnement en apprenant par courrier l'obligation du port du masque à partir du 1er juin. "Est-ce que c'est normal que mon bourgmestre Claude Eerdekens oblige le masque dès que l'on sort de chez soi, alors que le gouvernement dit que ceci n'est pas obligatoire sauf dans les transports en commun?", s'interroge Michael. "J'ai entendu qu'un bourgmestre ne pouvait pas obliger le port du masque dans sa ville. Pourtant, tous les habitants d'Andenne ont reçu, avec les masques, un mot disant qu'à partir du 1er juin le port du masque devenait obligatoire dès la sortie du domicile et partout? Est ce légal?", demande encore Aurélie. Ce mardi, le bourgmestre nous a confirmé l'entrée en vigueur de cette obligation ce lundi, comme prévu. Toutefois, si le courrier stipulait que le port du masque serait obligatoire "dès que vous sortez de chez vous dans l'espace public", le maïeur déclare désormais que l'ordre concerne uniquement les marchés organisés par la ville, les mariages à l'hôtel de ville, les visites au cimetière ou encore les commerces.

Les Andennais ne sont pas obligés de porter le masque s'ils sortent promener leur chien dans la rue ou vont au bois. Il en va de même pour les sorties à quelques kilomètres de leur domicile pour s'aérer. "On impose le port du masque dans les endroits où il y a un risque", précise Mr Eerdekens. "C'est plus prudent", nous dit-il. "Le personnel des commerces, par exemple, porte un masque. Certains clients n'en ont pas. Cela insécurise tout le monde".

Quitte à aller "contre" le gouvernement fédéral qui "recommande" le port du masque mais ne l'impose pas. "C'est aberrant. Il y a des endroits où cela se justifie, là où la distanciation sociale de 1,50 m n'est pas possible. Il faut savoir que c'est le souhait des commerçants et de la population. On doit fonctionner en tenant compte de la majorité."

 




 

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