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Coronavirus: la lutte face à l'épidémie met en lumière les compétences liégeoises pour les biotechnologies

 
CORONAVIRUS
 

Les tests de dépistage constituent l'une des armes contre la propagation du coronavirus. De nombreuses start-up spécialisées dans le biomédical sont installées en province de Liège. Leur savoir-faire est reconnu bien au-delà de nos frontières. On les appelle les biotechs, elles naissent le plus souvent dans l'esprit de chercheur au milieu d'un laboratoire. Elles sont parfois à l'origine de la découverte de pépites. 

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"On a des échantillons positifs qui sortent et ici en dessous c'est du bruit de fond", explique Laurent Gillet devant les tests développés au sein de la faculté de médecine vétérinaire de l'université de Liège. "On peut atteindre certainement 20.000 tests par jour, c'est tout à fait possible", poursuit le vice-doyen à la recherche. En quelques semaines, ils ont développé un réactif puis un test qui permet d'identifier la présence d'anticorps en une dizaine de minutes à peine.

600 chercheurs, 6 faculté, une cinquantaine de laboratoires

Une autre machine a été développé par les chercheurs liégeois. Elle permet de stériliser des masques en émettant des ultraviolets très puissants. En un peu plus de 15 ans, tout un écosystème a fait naître de nombreuses sociétés, des start-up de la biotechnologie à Liège. "Le principal élément qui explique ce développement, c'est le couple CHU - Université. Or, Liège est le seul endroit où vous voyez apparaître un hôpital universitaire et une université qui occupent 4.000, 5.000 personnes en temps plein", selon Didier Van Caillie, professeur de diagnostic et contrôle de l'entreprise à l'université de Liège.

Le GIGA est l'intersection entre l'université et l'hôpital. Ce centre de recherche pluridisciplinaire regroupe 600 chercheurs, 6 facultés et une cinquantaine de laboratoires.  "Il y a la conjonction de différentes équipes de recherche qui acceptent de collaborer ensemble tout en restant dans un jeu concurrentiel sain pour faire évoluer les choses" explique Didier Van Caillie. Ces domaines sont vite identifiés par les politiques comme des opportunités de développement et font l'objet d'investissements massifs. Le coronavirus vient de placer toutes les compétences de ce centre sous le feu de l'actualité. 

 




 

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