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Les gérants du home Massimo de Gosselies devant la justice: "C'était crado et sans hygiène", confie le frère d'un résident

Les gérants du home Massimo de Gosselies devant la justice:
(c)RTLINFO
 
 

Les gérants du home Massimo à Gosselies sont jugés depuis ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Charleroi. En 2016, la maison de repos avait été fermée en urgence.  Et les 46 résidents évacués. L'hygiène y était déplorable, les infrastructures insalubres et les soins quasiment inexistants.. 

L'ancien gérant de la maison de repos Massimo fait face au tribunal correctionnel. A côté de lui sa compagne et deux membres de l'équipe du home. Cet établissement avait été mis sous scellés suite à une enquête: une quarantaine de résidents avaient dû être évacués et relogés dans l'urgence.

Dimitri De Beco, avocat de l'ancien gérant du home Massimo: "On reproche à mon client dans la gestion de home pour personnes âgées ou de manière générale fragile, de ne pas avoir accordé les services pour lesquels ces gens avaient souscrits, ce qu'ils contestent formellement et plus que cela: de les avoir fait vivre dans des conditions indignes, parce que insalubres, etc, ce qu'ils contestent tout autant."

Mais les témoignages recueillis par les enquêteurs à l'époque semblent accablants. Alain Gastout, frère d'un résident: "C'était vraiment crado, sans hygiène, sale. Il manquait des prises électriques. Il avait droit à du café dans sa chambre mais on ne lavait jamais sa tasse. Il n'aurait pas su la laver lui-même. Il avait Alzheimer. Il était perdu."

L'ancien gérant admet des erreurs et la défense de sa compagne reconnaît une gestion d'amateurs. Thomas Puccini, avocat: "Oui, il y a des aveux dans le sens qu'il y avait des personnes qui étaient chargées du nettoyage, qui s'occupaient également des cuisines. Il y avait des lieux de stockage des immondices, qui n'étaient pas adéquats. Des soins donnés par certains patients qui n'étaient pas réguliers, donc globalement, oui il y a des aveux."

Le gestionnaire est également poursuivi pour abus de bien sociaux et abus de confiance. Les cartes bancaires des résidents et leurs codes secrets ont été retrouvés dans le bureau du gérant.




 

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