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Fusillade entre la police et un individu aux Bons Villers: le suspect et un agent emmenés à l'hôpital

  • Fusillade entre la police et un individu aux Bons Villers

  • Fusillade aux Bons Villers: "Les policiers montent le long d''un escalier, à ce moment-là il y a des tirs simultanés"

 
 
 

Des policiers sont intervenus ce dimanche en fin de matinée aux Bons Villers suite à un différend familial. Une fois sur place, les agents ont été confrontés à un individu armé. Un échange de tirs est survenu, blessant un policier et l'habitant des lieux.

Un témoin nous a signalé via notre bouton orange Alertez-nous des coups de feu ce dimanche dans la rue de la Vallée à Wayaux (Les Bons Villers), vers 12h30.

La police de la zone Brunau a effectivement été requise ce dimanche vers 11h pour un différend familial impliquant un homme et une femme séparés depuis plusieurs années mais vivant dans le même bâtiment. Selon les informations du parquet, les disputes étaient fréquentes entre l'ancien couple. Un vif échange a encore eu lieu ce dimanche matin. Toujours d'après le parquet, les filles de l'homme et de la femme ont tenté d'apaiser les choses, sans succès. "Lorsque la police arrive, monsieur intervient au niveau de la fenêtre. La police apprend que monsieur est armé et se présente armé à la fenêtre. La police a l'information que l'arme est chargée", précise Vincent Fiasse, procureur du Roi de Charleroi.

C'est à ce moment qu'une des filles rentre à nouveau dans le bâtiment pour essayer de désarmer son père et régler la situation. "Mais elle rentre très rapidement dans l'habitation et les policiers suivent madame. C'est dans une configuration très exiguë. Les policiers montent le long d'un escalier et se retrouvent face à monsieur. Et à ce moment-là il y a des tirs simultanés entre monsieur et la police. Il faut savoir que monsieur a des problèmes semble-t-il psychologiques, voire psychiatriques, depuis un certain temps", indique le procureur du Roi.

Le policier sérieusement blessé malgré son gilet pare-balles

L'un des policiers a été touché. Malgré son gilet pare-balles, ses blessures sont sérieuses. "La balle est passée sur le côté. Donc il a deux ou trois côtes cassées et il est blessé au niveau du poumon également. Son état ne suscite plus d'inquiétude, même s'il a été sérieusement blessé", a expliqué Vincent Fiasse. "Je tiens à souligner que cela démontre une fois de plus le caractère particulièrement dangereux du métier de policier. Parce qu'ici, dans une situation où a priori il ne doit y avoir aucune raison de se retrouver face à une personne armée, les policiers se retrouvent face à une personne armée".

L'habitant des lieux a été touché par les tirs de la police. "Lui a été blessé par le tir du policier au niveau de l'abdomen et son état est sérieux mais stationnaire. C'est une personne âgée de 69 ans", a précisé le procureur.

D'où vient l'arme de l'habitant?

D'après le parquet, l'arme était détenue illégalement. "C'est un calibre 22. On n'a pas encore les éléments permettant de savoir comment il l'a acquise. Mais ce n'était pas une acquisition légale. Il n'avait pas les autorisations pour détenir cette arme", a indiqué Vincent Fiasse.

Une enquête indépendante pour vérifier qu'on est bien dans le cadre d'une légitime défense

Le procureur du Roi a précisé que tout indiquait que les policiers ont réagi en état de légitime défense. "Mais on souhaite faire la lumière sur l'ensemble des événements, c'est la raison pour laquelle on met le dossier à l'instruction pour qu'il y ait une enquête qui se fasse à charge et à décharge. Tant à l'égard de la personne qui a tiré sur le policier qu'à l'égard du policier qui lui-même a tiré sur l'habitant des lieux. Une enquête indépendante pour vérifier qu'on est bien dans le cadre d'une légitime défense", a commenté le procureur.




 

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