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Des logements sociaux sans cesse vandalisés à Charleroi: apeurés, les habitants n'osent même plus descendre à la cave (vidéo)

 
 

Les bâtiments de La Sambrienne ont encore une fois été la cible de vandales. Cette fois-ci, un immeuble a vu ses sous-sols être saccagés, privant les habitants d'eau chaude jusqu'à la semaine prochaine.

Encore un acte de vandalisme dans un immeuble géré par La Sambrienne. La Société de Logements de Service Public (SLSP) de Charleroi n'en peut plus, constatant une recrudescence de ces actions depuis de longs mois. Exemple encore cette semaine, avec le passage d'un groupe dans un immeuble de Montignies-sur-Sambre.

Dans la nuit de mardi à mercredi, un groupe a vandalisé un appartement inoccupé. Les vandales s'en sont aussi pris aux sous-sols, détruisant une chaudière, laquelle sera remplacée dans la semaine. Ce qui signifie une semaine complète sans eau chaude pour les résidents du bâtiment, soit 11 ménages. "Elle avait 3, 4 ans, elle a été totalement vandalisée. On a plus de 30 pièces à remplacer, vu le prix, il valait mieux la remplacer directement", a expliqué Olivier Copmans, directeur technique de la société de logements La Sambrienne.

Mais ce n'est pas tout: le système de ventilation a lui aussi été endommagé, ce qui a engendré une surconsommation et donc une augmentation des charges. Les caves seraient elles aussi souvent squattées, ce qui effraie les locataires, qui s'interdisent d'y descendre. Même les extérieurs ne sont pas respectés. Dégoûtés, les résidents n'osent pas parler face aux caméras, craignant des représailles.

Une situation qui énerve les gestionnaires, forcés de prendre des décisions regrettables. "Les locataires nous disent que tous les soirs, il y a une bande qui est présente", détaille Maxime Felon, le président de La Sambrienne. "Apparemment, ils essaient de défoncer les portes, de dégrader le bâtiment, de faire des trafics en tout genre... Il y a un sentiment d'insécurité, il y a une peur de représailles", regrette-t-il ensuite.

Une porte blindée va donc être installée et des caméras de surveillance vont être placées, tant à l'extérieur que dans les espaces communs. "Je préférerais investir de l'argent public dans la rénovation de logements, dans le confort pour des locataires, mais je suis obligé de faire des investissements dans la sécurité", déplore Maxime Felon. Prix estimé: 60 à 70.000 euros, sans prise en compte des frais liés à la sécurité. 




 

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