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Les nouvelles pistes cyclables à Bruxelles provoquent des tensions: cyclistes et conducteurs s'expriment

 
 

Les pistes cyclables ont fleuri un peu partout à Bruxelles pendant le confinement. Le but est de promouvoir ce moyen de transport. Problème, ce projet a été mis en place sans aucune concertation, provoquant des tensions entre cyclistes et automobilistes. Même François Bellot, le ministre fédéral de la Mobilité, s'en mêle.

A Bruxelles, ces derniers mois, le nombre de vélos a doublé. Il faut donc partager la route, ce qui n’est pas toujours si évident. Parole de cyclistes sur des tensions du quotidien. "Les automobilistes ne respectent pas les pistes cyclables. Ils tournent à droite sans faire attention. Il y a des tas de choses", regrette un cycliste. "Les taxis sont les pires. Ils conduisent n’importe comment", ajoute un autre.  

Il est vrai que, depuis la crise du coronavirus, le visage de Bruxelles a changé. 40 km kilomètres de pistes cyclables supplémentaires. Les ¾ ont déjà été aménagées. Mais plus d’espace pour le vélo, c’est un peu moins pour la voiture. Parole de conducteurs. "Je ne suis vraiment pas d’accord. Dans une rue stratégique pour rentrer dans Bruxelles, il y avait déjà deux pistes cyclables pour les vélos. Je ne comprends pas pourquoi il y en a une encore", souligne un conducteur. "Je comprends les cyclistes, mais ça devient trop. Ce n’est pas une ville pensée pour les cyclistes", estime une conductrice.

Ce débat arrive aujourd’hui au niveau politique avec d'un côté, François Bellot ministre fédéral de la Mobilité, et de l'autre, son homologue bruxelloise Elke Van Den Brandt.

"On a forcé le trait en allant très vite durant la période de covid, puis on verra après. Je suis convaincu qu'on va aller vers des difficultés majeures à Bruxelles", regrette François Bellot.

"On a constaté qu'après le déconfinement, il fallait vite agir et offrir des alternatives au gens, pour qu'ils ne se retrouvent pas dans des embouteillages", indique Elke Van Den Brandt.

C’est la mobilité du monde d’après coronavirus en débat. D’un côté: il y a la peur du chaos, celle d’une ville embouteillée. De l’autre: il y a l’espoir de transformer la capitale de la Belgique en un royaume de la petite reine.




 

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