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Faut-il débaptiser les symboles coloniaux comme le boulevard Léopold II à Bruxelles? La réponse du bourgmestre Philippe Close

 
 

Dans plusieurs pays dont la Belgique, des manifestants s'en prennent aux statues, symboles du passé colonial et esclavagiste. Faut-il déboulonner les statues et références aux figures coloniales dans notre pays. Ce dimanche, l'invité de Pascal Vrebos était Philippe Close. Le bourgmestre de Bruxelles est revenu sur la polémique.

"Je pense que l'on a, pendant trop longtemps, pas assez parlé de la colonisation. Je préfère être dans les actes positifs, comme j'ai fait en 2018 où j'ai crée une place Lumumba à l'entrée du quartier Matonge. Je pense qu'il faut, à la fois s'intéresser sur son passé mais ne pas oublier ce qu'il a été", indique-t-il. Pour Philippe Close, la destruction n'est pas la solution. Le bourgmestre préconise l'enseignement. 

Les historiens doivent se faire entendre

"Je dois gérer 184 nationalités. Tout le monde a des histoires communes ou pas, avec des passés complexes. Soit on décide de tous nous opposer, et on va avoir 184 blocs qui ne se parlent pas et qui sont tout le temps en perpétuel combat et ça ne va pas fonctionner. On est dans une espèce d'escalade. Moi mon boulot, c'est d'arriver à une sorte d'apaisement et de société réconciliée. Les historiens doivent se faire entendre. Je veux souligner ce que fait Caroline Désir de dire qu'on va l'enseigner à l'école", a-t-il indiqué. 

Des individus venus pour casser et piller

Le 7 juin dernier, une manifestation autorisée par la Ville de Bruxelles, avait rassemblé 10.000 personnes sur la place Poelaert, au pied du Palais de Justice. Le but: dénoncer les violences policières dont des Afro-Américains sont trop souvent victimes. En marge de ce rassemblement, des incidents avaient éclaté.

Une centaine d'individus, venus pour casser et piller, se sont opposés aux forces de l'ordre. Sur leur passage, des poubelles ont été incendiées, des barricades dressées et des magasins pillés, notamment chaussée d'Ixelles et boulevard de Waterloo. La police a procédé à plus de 150 arrestations administratives.

L'Etat fédéral a laissé tomber la justice

"Nous avons immédiatement porté plainte, constitution de partie civile, nous avons aidé les commerçants dans leurs dégâts. Pour chaque euro que nous dépenserons, nous ferons tout pour les récupérer. Souvent on dit que la police arrête mais que la justice ne poursuit pas. Il faut se poser des questions. Pourquoi la justice ne poursuit pas? (...) L'Etat fédéral a laissé tomber la justice. Si on veut poursuivre les gens, il ne faut pas faire des tweets disant que l'on observe des condamnations fermes, il faut nommer des juges, renforcer le parquet de Bruxelles (...)", a martelé Philippe Close sur le plateau de Pascal Vrebos.




 

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