En ce moment
 
 

Coronavirus - BILAN MONDIAL: Belgique, pays à la mortalité la plus élevée par habitant

Coronavirus - BILAN MONDIAL: Belgique, pays à la mortalité la plus élevée par habitant, plan économique européen toujours en négociation
(c) AFP
 
CORONAVIRUS
 

Le Covid-19, qui est apparu en Chine en décembre et qui a contaminé plus de 14 millions de personnes dans le monde, continue de se propager ou reprend dans de très nombreux pays.

Selon un bilan établi dimanche par l'AFP, la pandémie a fait au moins 601.822 morts depuis fin décembre. Le nombre de décès a doublé en un peu plus de deux mois et plus de 100.000 morts ont été enregistrés en 21 jours, depuis le 28 juin.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de contaminations confirmées (140.474 décès pour 3,7 millions de cas), et connaissent depuis plusieurs semaines une flambée des infections dans le sud et l'ouest. Viennent ensuite le Brésil (79.488 morts), le Royaume-Uni (45.273), le Mexique (39.184) et l'Italie (35.042).

Mais en proportion de la population, hors micro-Etats, c'est en Belgique que la mortalité est la plus élevée (846 morts par million d'habitants), devant le Royaume-Uni (667), l'Espagne (608), l'Italie (580) et la Suède (556). Rappelons cependant que cette comparaison a une pertinence limitée car les méthodes de comptage peuvent différer d'un pays à l'autre. La Belgique est connue pour avoir englobé dans les décès même des cas suspects, non confirmés par un test.

MESURES SANITAIRES

Face à la progression du virus et à la crainte d'une deuxième vague, de nombreux pays ont décidé de renforcer les mesures sanitaires,

France

Dès lundi, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos, sous peine d'une amende de 135 euros.

Hong Kong

De nouvelles mesures ont été annoncées, dont celle de rendre obligatoire le port du masque dans les espaces publics clos ou encore l'obligation de travailler depuis la maison pour le personnel non essentiel de la fonction publique.

Grande-Bretagne

La piste d'un reconfinement est pour l'heure exclue par le Premier ministre Boris Johnson qui a prévenu qu'il n'utiliserait cette carte qu'en dernier ressort.

États-Unis

La flambée du nombre d'infections sur le sol américain n'a en revanche pas entamé la confiance et l'optimisme de Donald Trump qui a une nouvelle fois assuré que la maladie finirait par "disparaître" et s'est dit opposé à l'idée d'imposer le port du masque au niveau national.

Brésil

Autre farouche détracteur du confinement ayant minimisé ces quatre derniers mois la gravité de la pandémie, le président brésilien Jair Bolsonaro, qui a contracté le coronavirus, a quant à lui reçu le soutien de centaines de personnes rassemblées dimanche à Brasilia. Selon le dernier bilan, 23.529 nouveaux cas ont été confirmés dimanche dans le pays, pour un total de plus de 2 millions, et près de 80.000 morts. Des chiffres officiels sans doute inférieurs à la réalité.

PLAN ÉCONOMIQUE EN EUROPE: deux camps s'affrontent

Malgré une nuit de tractations intenses, les dirigeants européens étaient toujours en quête lundi d'un compromis sur la réponse économique à apporter à l'épidémie de coronavirus dont la progression a conduit la France à rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement, qui ont multiplié les échanges depuis vendredi dans un climat empreint parfois d'exaspération, ont convenu à l'aube de faire une pause avant de se retrouver pour une nouvelle session plénière à 16H00.

La partie s'annonce toutefois toujours aussi délicate tant les positions restent apparemment tranchées, notamment sur la question de la répartition des 750 milliards d'euros du plan de relance qui doit permettre aux économies européennes éprouvées par l'épidémie de retrouver quelques couleurs.

Les Etats dits "frugaux" (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark), auxquels s'est associée la Finlande, qui préfèrent les prêts aux subventions, se heurtent au reste du bloc, avec Paris et Berlin en tête hostiles à tout accord qui réduirait la part des subventions, symboles à leurs yeux de la solidarité européenne.

Signe des vifs désaccords entre les deux camps, le président français Emmanuel Macron a tapé du poing sur la table dans la nuit pour dénoncer la mauvaise volonté des Etats "frugaux", selon plusieurs délégations.

 




 

Vos commentaires