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Asile et migration - Des migrants éthiopiens vivent l'enfer dans les prisons saoudiennes, dénonce Amnesty

Asile et migration - Des migrants éthiopiens vivent l'enfer dans les prisons saoudiennes, dénonce Amnesty
 
 

(Belga) Depuis mars, les autorités houthies au Yémen ont expulsé des milliers de travailleurs migrants éthiopiens et leurs familles vers l'Arabie saoudite, où ils sont détenus dans des conditions qui mettent leur vie en danger, dénonce vendredi un rapport de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International.

Parfois enchaînés par deux, les migrants sont contraints de faire leurs besoins à même le sol dans des cellules incroyablement surpeuplées, où ils sont confinés 24 heures sur 24, décrit Amnesty. À la prison centrale de Jizan, en Arabie saoudite, les détenus s'entasseraient en moyenne à 350 par cellule. Tous les prisonniers ont déclaré que les maladies sont courantes dans les centres et ont signalé des infections cutanées, des diarrhées et des cas de fièvre jaune. L'organisation a recensé la mort de trois adultes en détention, mais souligne que les décès sont probablement plus nombreux. "Les femmes enceintes, les bébés et les petits enfants sont emprisonnés dans les mêmes conditions et trois personnes ont déclaré avoir eu connaissance de décès d'enfants", a déclaré la chercheuse et conseillère sur les droits des personnes réfugiées et migrantes, Marie Forestier. D'après deux détenus, les gardiens leur ont administré des décharges électriques, ainsi qu'à d'autres prisonniers, pour les punir de s'être plaints de leurs conditions. "Nous exhortons les autorités saoudiennes à libérer immédiatement tous les migrants détenus de manière arbitraire et à améliorer nettement les conditions de détention pour éviter d'autres morts", déclare Marie Forestier. Jusqu'en mars 2020, des milliers de migrants éthiopiens travaillaient dans le nord du Yémen pour payer leur passage en Arabie saoudite. Quand la pandémie de Covid-19 s'est intensifiée, les autorités houthies leur ont ordonné de se rendre à la frontière, où ils auraient été pris entre les forces houthies et saoudiennes, explique Amnesty. Une fois en Arabie saoudite, ils ont été appréhendés et parfois frappés. Leurs affaires ont été confisquées. (Belga)




 

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