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La Bourse de Paris se crispe sous l'effet des tensions sino-américaines (-1,05%)

La Bourse de Paris se crispe sous l'effet des tensions sino-américaines (-1,05%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de ParisERIC PIERMONT
 

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La Bourse de Paris accentuait ses pertes mercredi à la mi-journée (-1,05%), crispée par un regain de tensions diplomatiques entre la Chine et les Etats-Unis.

A 13H15 (11H15 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 53,78 points à 5.050,50 points. La veille, il avait fini en timide hausse (+0,22%).

Après une ouverture en léger repli, la cote parisienne s'est enfoncée davantage dans le rouge sous l'effet d'inquiétudes liées aux tensions sino-américaines.

Wall Street se préparait à ouvrir de façon contrastée. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 0,25% et celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,21%. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,16% semblant prêt à repartir de l'avant après sa baisse de la veille.

Depuis qu'un accord a été trouvé mardi concernant le plan européen de relance, "certains investisseurs empochent leurs bénéfices" accumulés lors des dernières séances, observe David Madden, analyste pour CMC Markets.

"Et en milieu de matinée, l'annonce de la fermeture du consulat chinois à Houston par le gouvernement américain s'est ajoutée au climat de prudence" sur les marchés, a-t-il souligné.

Les Etats-Unis ont ordonné la fermeture du consulat chinois à Houston "afin de protéger la propriété intellectuelle américaine", a affirmé mercredi une porte-parole du Département d'Etat, une mesure qualifiée de "provocation" par Pékin.

Cette décision intervient sur fond de tensions exacerbées entre les deux puissances sur plusieurs fronts: loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong, accusations d'espionnage, situation des droits de l'Homme dans la région du Xinjiang (nord-ouest) notamment.

La gestion de la crise de Covid-19 par la Chine a également fâché Washington dernièrement.

"L'aversion d'aujourd'hui pour les actifs plus risqués est également motivée par les préoccupations croissantes concernant le coronavirus (...) ce qui a presque annulé l'évolution positive de cette semaine concernant un vaccin potentiel dans l'esprit des investisseurs", note pour sa part Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Le président Donald Trump a pour la première fois admis que la pandémie de coronavirus prenait des proportions "inquiétantes" dans une partie des Etats-Unis, où plus de 60.000 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés en l'espace de 24 heures.

Les opérateurs de marchés misent principalement sur un redémarrage de l'économie mondiale mais si les cas de contaminations au Covid-10 continuent de se multiplier, la reprise en cours risque d'être mise à mal.

Dans ce contexte, la question d'un vaccin reste cruciale. Deuxième pays le plus touché au monde avec 80.000 décès, le Brésil est devenu mardi le premier pays à lancer les tests de phase III du vaccin chinois Coronavac contre le coronavirus.

Le laboratoire pharmaceutique britannique AstraZeneca espère livrer son futur vaccin contre le Covid-19 d'ici à "la fin de l'année".

- Valeo s'écroule -

Côté valeurs, Valeo s'enfonçait davantage (-9,49% à 21,93 euros), plombé par l'annonce de la suppression de 12.000 postes dans le monde au premier semestre, dont près de 2.000 en France et des résultats nettement dans le rouge.

Les autres équipementiers Michelin (-3,16% à 93,78 euros) et Faurecia (-4,31% à 33,49 euros) tombaient dans son sillage.

En revanche, Orpea était salué (+5,19% à 106,35 euros) pour sa résilience au premier semestre.

Ipsen profitait allègrement (+5,45% à 82,25 euros) d'un relèvement de recommandation par JPMorgan, de "neutre" à "surpondérer".

Voltalia avançait aussi de 3,45% à 16,78 euros, porté par des revenus en forte hausse au premier semestre, au cours duquel l'entreprise a par ailleurs engrangé un niveau record de contrats.

Covivio creusait ses pertes (-3,17% à 62,65 euros), le groupe immobilier abaissant d'une centaine de millions d'euros ses objectifs annuels de bénéfices.

Somfy s'envolait de 12,07% à 97,50 euros, le groupe ayant noté "une inflexion" au milieu de ce trimestre après que les ventes ont chuté de 16,4% au deuxième trimestre, pénalisées par l'impact de la crise sanitaire.

Antalis plongeait de 15,58% à 0,78 euro après la finalisation de sa reprise par le japonais Kokusai Pulp and Paper (KPP).

  1. Euronext CAC40



 

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