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La Bourse de Paris monte de 0,74%

La Bourse de Paris monte de 0,74%
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de ParisERIC PIERMONT
 

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La Bourse de Paris évoluait en hausse de 0,74% mardi en milieu de matinée, dans le sillage de sa forte hausse de la veille, encore ragaillardie par des indicateurs montrant une progression de l'activité économique manufacturière dans le monde.

A 9H40, l'indice CAC progressait de 36,30 points à 4.912,23 points. Lundi, il avait fini en forte hausse de 1,93%.

"Les marchés boursiers européens progressent sur la base de données économiques prometteuses lundi" estime Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

Les marchés profitent de l'espoir de "davantage de mesures de relance [qui] soutiendront les économies, ou du moins les cours des actions", continue-t-elle.

Les indicateurs de l'activité manufacturière en Chine, en Europe et aux Etats-Unis ont tous été en expansion, et plus qu'attendu par le consensus des analystes, grâce aux déconfinements progressifs des économies.

"Il est clair que les choses s'améliorent", selon David Madden, analyste de CMC Markets. Toutefois, plusieurs de ces pays "ont mis en veilleuse le relâchement des restrictions en raison de préoccupations sanitaires", menaçant la suite de la reprise.

La hausse lundi "a permis d'inverser la dynamique à plus court terme", après les fortes baisses de la semaine dernière, sur fond de résultats d'entreprises et de publications des produits intérieurs bruts du deuxième trimestre, juge Tangi Le Liboux, analyste pour le courtier Aurel BGC.

Toutefois, "les indices stagnent depuis deux mois", rappelle-t-il.

Faute d'indicateurs importants mardi, les yeux seront encore tournés vers le Congrès américain, qui négocie avec difficulté un plan de relance de 1.000 milliards de dollars.

Au coeur des désaccords: une allocation chômage de 600 dollars par semaine, versée par le gouvernement fédéral en plus de l'allocation traditionnelle distribuée par chacun des 50 États. Les républicains veulent diminuer significativement le montant, au contraire des démocrates.

Cette allocation s'est arrêtée le 31 juillet, tout comme d'autres dispositifs pour les entreprises. Près d'une centaine de patrons de multinationales américaines comme Walmart, Microsoft ou Merck, et de fédérations professionnelles ont adressé lundi une lettre aux parlementaires les exhortant à se mettre rapidement d'accord sur un nouveau plan d'aides aux petites entreprises pour éviter "une vague de fermetures définitives".

"Les investisseurs pensent qu'un compromis sera trouvé. Les électeurs des deux partis ne seraient pas satisfaits si les négociations n'aboutissaient à rien", estime M. Madden.

Au niveau des valeurs, Natixis bondissait de 7,66% à 2,24 euros après des avis favorables de plusieurs analystes. La filiale cotée du groupe bancaire mutualiste BPCE, a essuyé une perte nette au deuxième trimestre qui a lourdement pesé sur les résultats de sa maison mère et poussé vers la sortie le directeur général François Riahi sur fond de "divergences stratégiques".

Les valeurs ayant le plus souffert de la crise se retrouvaient sur le devant du CAC: sur l'automobile, Renault prenait 4,60% à 21,96 euros, et Peugeot 3,55% à 14,43 euros.

Airbus progressait également de 3,77% à 66,13 euros, emmenant Safran (+3,26% à 92,50 euros) dans son sillage.

A l'inverse, la biotech française spécialisée dans les vaccins Valneva a creusé sa perte nette au premier semestre à 25,6 millions d'euros, et reculait de 5,79% à 5,04 euros.

  1. Euronext CAC40



 

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