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La Bourse de Paris finit sur un rebond (+0,73%)

La Bourse de Paris finit sur un rebond (+0,73%)
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de ParisERIC PIERMONT
 

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La Bourse de Paris a fini en hausse de 0,73% lundi, entamant une semaine qui sera très chargée en données macroéconomiques avec, en fil rouge, l'évolution de la pandémie de Covid-19.

Pour l'avant-dernière séance du semestre, l'indice CAC 40 a gagné 35,82 points à 4.945,46 points. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,18%, portant le recul à 1,40% sur la semaine.

Les marchés continuent de "faire la part des choses entre les nouveaux cas d'infection aux Etats-Unis qui donnent l'impression que la situation n'est pas du tout maîtrisée et des banques centrales qui sont là en soutien", commente pour l'AFP Andrea Tuéni, analyste chez IG France.

La bonne tenue de Wall Street, soutenue par Boeing, permet au marché "de s'éloigner des niveaux un peu à risque" mais "il y a aussi un facteur technique dans le rebond observé" sur la séance après une semaine de repli, souligne le spécialiste.

Les promesses de ventes de logements aux Etats-Unis ont enregistré une hausse record de 44,3% en mai après deux mois de forte baisse causée par les mesures de confinement pour endiguer la pandémie de Covid-19.

L'épidémie n'a cependant pas disparu post-confinement: le virus continue de faire des ravages aux Etats-Unis et semble redémarrer en Chine, où l'armée chinoise a autorisé l'utilisation dans ses rangs d'un vaccin contre le Covid-19.

Les investisseurs voient un risque que l'épidémie renforce ses effets négatifs sur la croissance économique si de nouvelles restrictions sont mises en place et, ce, même si les banques centrales et les gouvernements restent à la manoeuvre.

Rendez-vous préliminaire au plan de relance européen, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron vont tenter dans la soirée de faire avancer ce projet de 500 milliards d'euros, financé par des dettes européennes mutualisées.

Autre facteur positif, le ministre allemand des Finances a apporté son plein soutien aux programmes d'aide de la Banque centrale européenne à la zone euro, à la suite des critiques exprimées par la plus haute juridiction allemande dans un jugement retentissant.

Côté statistiques, l'agenda sera très étoffé cette semaine avec notamment la publication du dernier rapport sur l'emploi aux États-Unis, l'indice de la confiance des consommateurs américains, ou encore des indicateurs avancés PMI.

Les publications en juillet du second trimestre assorties des perspectives des entreprises permettront aux investisseurs d'appréhender la suite avec un peu plus de visibilité.

"La véritable question qui se pose néanmoins est celle de l’évolution de la demande dans les trimestres à venir", souligne William De Vijlder, économiste en chef chez BNP Paribas.

- Danone et Capgemini à la traîne -

Côté valeurs, Gapgemini (-2,47% à 100,80 euros) a affiché le repli le plus prononcé au sein du CAC 40.

Danone lui a emboité le pas (-2,11% à 62,10 euros) après avoir prévenu que son activité avait ralenti au 2e trimestre 2020 du fait de la crise sanitaire, avec notamment des ventes d'eaux en bouteille "en baisse de l'ordre de 30%".

Total a perdu 1,69% à 34,55 euros, lesté par les cours du brut.

A l'autre extrémité de l'indice phare CAC 40, Renault a grimpé de 5,25% à 22,07 euros tandis que Peugeot a progressé de 2,35% à 14,18 euros.

  1. Euronext CAC40

 

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