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Brussels Airlines - La CNE signera les conventions collectives de travail négociées à contrecœur

Brussels Airlines - La CNE signera les conventions collectives de travail négociées à contrecœur
 
 

(Belga) La CNE et son pendant flamand ACV Puls signeront les conventions collectives de travail négociées il y a quelques semaines "avec un sentiment d'avoir été pris au piège", ont indiqué mardi les deux centrales du syndicat chrétien de Brussels Airlines, après l'annonce d'un projet d'accord entre le gouvernement fédéral et Lufthansa à propos du sauvetage de la filiale belge.

Le syndicat dénonce la flexibilité "irresponsable et dangereuse" imposée au personnel. L'organisation fait remarquer qu'aucune compagnie aérienne européenne "n'a jamais osé proposer une telle organisation du temps de travail". "Nous nous déchargeons de toute responsabilité au cas où un incident devrait se produire à l'avenir à cause de la nouvelle flexibilité qui nous est imposée", avertit Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE. "La priorité du personnel navigant doit rester la sécurité des passagers. Cela passe par des temps de repos raisonnables entre les prestations." Imposer une restructuration conditionnée à un refinancement de l'entreprise est inacceptable pour le syndicat. "Aucune compagnie aérienne, durant cette crise sanitaire exceptionnelle n'a proposé un tel agenda, si ce n'est Ryanair." La crise aurait pu être l'occasion pour la CNE de "revoir sereinement le fonctionnement de l'entreprise afin de l'adapter aux nouveaux business plans". "Au lieu de cela, on a mis le couteau sur la gorge des syndicats en les forçant à accepter ce qui était proposé sous peine de mettre en péril un refinancement de la compagnie par ses investisseurs", dénonce l'organisation. "Nous regrettons que les investisseurs de l'entreprise aient profité de la crise du Covid-9 pour se comporter de telle manière." Le syndicat considère qu'un "vote de division" n'aurait eu aucun sens. "Voter pour ses intérêts tout en votant contre ceux des autres ne peut que diviser les travailleurs", dénonce Didier Lebbe. "Ces conventions concernent en effet tant les gens qui choisissent de rester que ceux qui choisissent de partir", explique-t-il. "L'ensemble des affiliés qui feront le choix de rester sont contre les nouvelles conditions de travail qui leur sont imposées. Ceux qui choisiront au contraire de partir feront ce choix non pas pour les conditions de départ, mais par refus de travailler dans les nouvelles conditions de travail de l'entreprise." La direction de Brussels Airlines a annoncé en mai son intention de supprimer jusqu'à 1.000 emplois, soit un quart du personnel, et de faire contribuer à l'effort le personnel restant afin de permettre à la compagnie de survivre à la crise du coronavirus. La procédure Renault d'application lors de licenciements collectifs a débuté mi-mai. (Belga)




 

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