En ce moment
 
 

Réouverture partielle de Disney World, Trump porte un masque en public

 

A découvrir

 

Une partie du parc d'attractions Disney World, en Floride, a été rouverte samedi au public malgré la rapide progression de la pandémie aux Etats-Unis, où le président Donald Trump a été vu pour la première fois portant un masque de protection en public.

Des experts de l'Organisation mondiale de la santé étaient attendus à Pékin ce week-end pour une mission exploratoire avant le début de l'enquête que l'OMS veut réaliser sur l'origine du virus apparu en Chine fin 2019.

Donald Trump a été vu pour la première fois samedi portant un masque de protection en public. Rétif à cette mesure de prévention recommandée par les experts, le président américain était sous pression depuis des semaines pour donner l'exemple face à l'explosion de la pandémie de Covid-19 dans le pays, dont il ne cesse de minimiser la gravité.

M. Trump et un groupe de conseillers ont porté des masques sombres au cours d'une visite à l'hôpital militaire Walter Reed de Washington, où ils ont rencontré d'anciens combattants blessés, selon des images de la chaîne de télévision CNN.

A Disney World, à Orlando, des centaines de personnes ont fait la queue pour se rendre au Magic Kingdom, l'un des deux espaces à accueillir du public avec l'Animal Kingdom, après quatre mois de fermeture.

Tous les visiteurs présents avaient réservé leur billet pour permettre de maîtriser leur nombre dans le parc et rendre possible la distanciation physique face aux risques de propagation du coronavirus.

Etaient ainsi prévus la prise de température systématique à l'entrée, le port du masque obligatoire, l'omniprésence de distributeurs de gel hydroalcoolique et l'espacement minimum de deux mètres dans chaque attraction ou à l'intérieur des boutiques.

Disney World a en revanche renoncé, jusqu'à nouvel ordre, aux fameuses parades qui permettent ordinairement à petits et grands de se mêler aux personnages de l'univers Disney, et aux feux d'artifice en soirée.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup critiquent cette décision de rouvrir quand la Floride connaît une accélération de l'épidémie, ayant enregistré en 24 heures 10.383 nouveaux cas, non loin du record absolu enregistré le 4 juillet (11.458).

Le gouverneur républicain Ron DeSantis, qui avait décidé d'entamer la sortie du confinement dès le 4 mai, avant la plupart des autres Etats américains, était d'ailleurs revenu en arrière fin juin, ordonnant la fermeture des bars.

Les Etats-Unis, le pays le plus lourdement touché par le Covid-19 qui y a fait plus de 134.000 morts pour plus de 3,2 millions de cas, sont à la deuxième place mondiale pour le plus grand nombre de nouveaux décès recensés en 24 heures (888), selon des données publiées samedi.

- Experts de l'OMS attendus à Pékin -

Les visites des chutes d'Iguazu, considérées comme une des sept merveilles naturelles de la planète, ont également repris, mais uniquement sur le territoire argentin, pas au Brésil, après 100 jours de fermeture liée à la pandémie qui poursuit son avancée en Amérique latine.

Seuls 200 visiteurs par jour sont autorisés à entrer dans le parc, répartis en groupes de 50.

L'Argentine, largement déconfinée, comptait samedi plus de 94.000 cas de Covid-19 pour 1.787 morts. Sa capitale Buenos Aires et sa région métropolitaine, où vivent 14 millions de personnes, ont été à nouveau placées en confinement strict du 1er au 17 juillet.

De l'autre côté de la frontière, le Brésil reste le plus affecté par le virus dans le sous-continent et le deuxième dans le monde, comptabilisant le plus de nouveaux décès en 24 heures, soit 1.214. Le bilan officiel brésilien à la date de samedi était de 1.839.850 cas confirmés de contamination et 71.469 décès.

Au Chili, le bilan a dépassé les 11.000 morts. Les décès liés au coronavirus sont au nombre de 11.272, selon les données diffusées samedi par le ministère de la Santé, qui incluent comme le recommandent les critères de l'OMS 3.484 cas "probables" de décès liés au virus.

Le Pérou, également très touché par la pandémie, comptait samedi 322.710 cas de contamination et 11.682 décès, selon le ministère péruvien de la Santé. La Colombie a dépassé samedi le seuil des 5.000 décès, selon un bilan officiel.

Deux experts de l'OMS, un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale, se rendaient pour leur part en Chine, au lendemain de l'appel de leur organisation à la vigilance devant l'explosion récente des contaminations sur la planète.

En annonçant vendredi que ces experts étaient en route pour Pékin, la porte-parole de l'organisation, Margaret Harris, a souligné qu'ils auraient des entretiens avec des responsables chinois et détermineraient les lieux que la future mission d'enquête devra visiter.

"L'une des plus grandes questions est de savoir si le virus a été transmis à l'homme par un animal et de quel animal il s'agit", a déclaré Mme Harris.

Au total, depuis son apparition en décembre en Chine, le Covid-19 a déjà tué plus de 561.000 personnes et en a contaminé près de 12,6 millions.

- Le monde du football touché en Europe -

De nouveaux foyers sont aussi apparus en Europe, le continent le plus endeuillé avec plus de 200.000 morts (pour 2,8 millions de cas), où la situation paraît toutefois pour le moment sous contrôle.

En France, quatorze médecins de renom ont réclamé samedi "le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics clos" pour éviter que l'épidémie ne reparte, constatant un relâchement dans le respect des gestes barrières.

Le monde du football n'est pas épargné: six joueurs de l'Etoile rouge de Belgrade ont été testés positifs au coronavirus, tout comme, en Italie, un membre du personnel du club de Parme.

burx-bds/fjb/plh/roc




 

Vos commentaires