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Jugeant les doses d'hydroxychloroquine trop élevées, la Belgique a préféré boycotter un essai clinique de l'OMS

Jugeant les doses d'hydroxychloroquine trop élevées, la Belgique a préféré boycotter un essai clinique de l'OMS
© Image Belga
 
CORONAVIRUS
 

Les doses trop élevées d'hydroxychloroquine demandées ont constitué un obstacle à la participation belge à l'essai clinique à grande échelle Solidarity, rapporte vendredi L'Echo.

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Au début de la phase aiguë de la pandémie, la Belgique avait annoncé vouloir rejoindre l'essai franco-européen Discovery , lancé fin mars par l'institut de recherche français Inserm afin d'évaluer quatre traitements potentiels contre le Covid-19. Les centres hospitaliers qui étaient candidats s'étaient par la suite vu signifier que la Belgique participerait plutôt à Solidarity, un autre essai clinique à grande échelle, dirigé celui-là par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Aucun sujet belge ne sera toutefois finalement enrôlé dans l'étude de l'OMS.

Des réticences du côté belge

À la base, il semble que ce soit l'hydroxychloroquine qui ait constitué un obstacle majeur. Les dosages demandés étaient largement supérieurs à ceux utilisés pour l'usage habituel de cette molécule, conçue initialement pour lutter contre le paludisme.

Cela a entraîné des réticences du côté belge, des effets secondaires inquiétants et un manque d'efficacité ayant déjà été mis en évidence. "Cette dose a été remise en question par certains comités d'éthique et plusieurs investigateurs ont décidé de ne pas exposer les patients à cette dose d'hydroxychloroquine, préférant boycotter ce bras de l'étude", confirme le cabinet de la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, dans les colonnes de L'Echo.

D'autre part, "l'OMS demandait le transfert de l'ensemble de ses responsabilités de promoteur vers l'État concerné, tout en gardant le contrôle de l'étude. La Belgique aurait donc dû assumer le rôle de promoteur de l'étude, ce qu'elle ne fait jamais", ajoute le cabinet de la ministre.

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