En ce moment
 
 

Julie devait se faire opérer d'une hernie discale lundi, mais tout est retardé à cause du coronavirus: quand va-t-elle être prise en charge? (vidéo)

 
CORONAVIRUS
 

Julie a vu son opération d'une hernie discale reportée en raison du plan d'urgence déclenché dans les hôpitaux à cause du coronavirus. Une situation qu'elle déplore sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche (RTL-TVI).

Depuis samedi, tous les hôpitaux du pays ont suspendu les consultations, interventions et examens non urgents et ce pour une durée indéterminée. La mesure doit alléger la pression dans les établissements de soins de santé en raison de l'épidémie de coronavirus.

Julie, habitante de Braine-le-Comte (Hainaut) qui devait se faire opérer lundi d'une hernie discale, ne comprend pas. "Le problème, c'est que ça fait 4 mois que je souffre le martyr, je ne dors que 3-4 heures par nuit, j'ai une médication très lourde... Quand j'ai appris le report de mon opération, je me suis effondrée. Je dois demander à mon fils de 15 ans de m'aider à m'habiller, à me déshabiller, ce n'est pas une situation de vie correcte. Pour plein d'autres choses, je suis 'handicapée'. Je ne vis plus correctement. Même si l'opération me faisait très peur, je me disais que j'allais enfin pouvoir revivre et retrouver ma jovialité. C'est un vrai coup de massue".

Hervé Deladrière, directeur Médical au sein des Hôpitaux Iris Sud, a voulu rassurer ce maman de 37 ans. "Je regrette vraiment la situation. Mais laissons le temps aux hôpitaux de se réorganiser. On va partir dans un marathon, ce n'est pas une situation qui va durer quelques jours. Les hôpitaux vont assumer les urgences telles que la douleur. La douleur est une réelle urgence. Nous nous focaliserons sur la prise en charge directe, mais nous devons assurer à elle aussi la possibilité d'avoir de bons soins. Il faut prendre un peu de patience, laisser le temps de se réorganiser et probablement qu'elle sera prise en charge".

Le mot de la fin revient à Julie, en fin de séquence: "Je comprends évidemment très bien, mais quand on a mal quelque part on devient vite égoïste...".

 




 

Vos commentaires