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Et si on revotait? "Ce serait faire courir un risque supplémentaire au pays", martèle Denis Ducarme

Et si on revotait?
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Lors de son discours annuel à l'attention des autorités du pays, le roi Philippe avait tenu un discours très remarqué. "Le moment est venu de cristalliser les efforts de ces huit derniers mois, de laisser tomber les exclusives et d’installer un gouvernement de plein exercice", avait-il indiqué.

Les Belges iront-ils revoter ? De plus en plus d’observateurs évoquent cette option, alors que le Roi vient de nommer par surprise Koen Geens en charge d’une nouvelle mission. En effet, le ministre Koen Geens (CD&V) a été chargé par le Roi "de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement de plein exercice". Il fera rapport au roi Philippe le 10 février.

"Je crois que ce serait faire courir un risque supplémentaire au pays", estime le ministre MR Denis Ducarme. Selon lui, un nouveau vote serait uniquement favorables aux séparatistes. 

Il est temps que les politiques écoutent ce que les citoyens ont à dire.

Pour Rik Torfs, professeur de droit canon (KULeuven), l'impasse quant aux négociations fédérales montre "l'état de déconfiture dans lequel le pays se trouve". "C'est signe de faiblesse absolue. De plus, le fait d'aller revoter va signifier que le Vlaams Belang sera en force", nous indique-t-il. 

Le PTB se dit prêt pour de nouvelles élections mais assure que ce n'est pas la bonne alternative. "Il est temps que les politiques écoutent ce que les citoyens ont à dire. Si ce n'est pas par des élections, c'est dans la rue ou via d'autres moyens", affirme Sofie Merckx, députée fédérale (PTB).

Du côté du PS, l'essentiel est de mettre fin à toutes ces négociations pour établir un gouvernement fédéral. "On doit tout faire pour mettre en place un gouvernement fédéral de plein exercice en répondant aux besoins et aspirations de la population. Je suis de ceux qui pensent que quand on est démocrate, on ne doit pas avoir peur des élections, pas avoir peur du peuple. Il faudra que chacun s'exprime en tombant les masques et en disant les choses clairement", lâche Pierre-Yves Dermagne, ministre wallon des Pouvoirs locaux (PS).




 

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