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PS et MR s'écharpent sur la "Belgique unitariste" de Georges-Louis Bouchez: "Bon, allez..." (vidéo)

 
 

L'interview de Georges-Louis Bouchez, président du MR et informateur royal, dans les colonnes du magazine Wilfried ont défrayé la chronique politique cette semaine. Retour sur cet entretien et cette polémique avec Nicolas Martin (Bourgmestre de Mons - PS) et David Leisterh (Député bruxellois et président du CPAS de Watermael-Boitsfort - MR) dans l'émission C'est pas tous les jours dimanche sur RTL-TVI.

Le président du MR et informateur royal, Georges-Louis Bouchez, a déclaré dans une interview accordée au magazine "Wilfried" être en faveur d'un retour à une Belgique unitaire. "Je suis unitariste. Moi, je suis pour un État unitaire. Je ne parle pas d'efficacité quand je vous dis ça, mais d'attachement sentimental", affirme notamment M. Bouchez, dans cette interview qui remonte à décembre, alors que le nouveau président du MR avait déjà été nommé informateur avec Joachim Coens (CD&V).

Des propos qui lui ont valu de vives critiques, notamment de la part de la N-VA qui estime que l'informateur n'aurait pas dû afficher cette opinion personnelle, de par le rôle d'informateur qu'il occupe. Des propos qui ont également choqués Nicolas Martin, bourgmestre de Mons (PS). "J'en suis tombé de ma chaise", a-t-il confié lors de l'émission C'est pas tous les jours dimanche sur RTL-TVI. "Il faut rappeler ce qu'est un état unitaire dans un pays où il y a 58% de néerlandophones et 42% de francophones. C'est la loi du plus fort. Ça veut dire qu'on s'en remet à la loi de la majorité. On remet notre sort entre les mains des Flamands. On a connu ça pendant plus d'un siècle avec les conséquences catastrophiques que l'on sait sur le plan économique en Wallonie et urbanistique à Bruxelles...".

"Ça va nettement mieux maintenant...", a ricané Isolde Van Den Eynde, journaliste pour le quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws, imité par David Leisterh, député bruxellois et président du CPAS de Watermael-Boitsfort (MR).

Ne se laissant pas décontenancer, Nicolas Martin a repris son argumentation: "C'est aussi un bond en arrière de 50 ans. Ça laisse une très mauvais souvenir aux Francophones du sud du pays. Des générations qui nous ont précédées se sont battues pour créer la Région wallonne et bruxelloise. Les Wallons sont descendus dans les rues pour réclamer le fédéralisme car pendant plus d'un siècle, l'état belge était dominé par les Flamands et orientait tous les investissements du côté nord du pays. Dernier élément: pour nos villes wallonnes, ce serait une catastrophe. A Namur, par exemple, ce sont 10.000 emplois qui dépendent de la Région wallonne. Ce serait une catastrophe pour ces villes".

David Leisterh a répondu qu'il était d'abord "très fier d'avoir un président de parti qui ose ne pas cultiver la langue de bois. Il fait partie d'une génération qui se pose des questions quant à l'efficacité et la lisibilité de toutes ces institutions qu'on a pu créé au fur et à mesure de ces nombreuses réformes de l'état. C'est très simple de vouloir distiller une désunion, c'est beaucoup plus compliqué d'installer une union".

"Bon, allez...", a coupé notre présentateur Christophe Deborsu pour donner la parole à un autre invité.




 

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