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Affaire Delphine Boël: "Le roi Albert II n'aurait jamais pensé que Jacques Boël irait aussi loin"

  • Affaire Delphine Boël: "Le roi Albert II n''aurait jamais pensé que Jacques Boël irait aussi loin"

  • Affaire Delphine Boël: "Si le Roi décide de ne pas se soumettre au test ADN, il donnera un indice considérable"

 
 
 

La Cour d'Appel a remis cette semaine sa décision dans l'affaire de reconnaissance de paternité introduite par Delphine Boël vis-à-vis du Roi Albert II. L'ex-souverain devra se soumettre à un test ADN dans les trois mois.

Le 5 novembre, la cour d'appel de Bruxelles a établi que Jacques Boël n'est pas le père légal ou biologique de Delphine Boël et ordonne au roi Albert II de se soumettre à un test ADN dans les trois mois à venir. Pour rappel, Delphine Boël avait introduit une action en désaveu de paternité de Jacques Boël, en vue de faire reconnaître le roi Albert II comme son "vrai" père. Un test ADN avait déjà conclu que Jacques Boël n'est effectivement pas le père biologique de Delphine.


Le Roi est tenu d'y réagir

"La seule chose qui importe dans ce dossier est qu'avec des protagonistes qui sont un peu particuliers, la justice fonctionne comme elle doit et fonctionne normalement. Par rapport à ce test ADN, ce qui est extrêmement important, quoi qu'on ait pu dire par ailleurs, c'est que le Roi est tenu d'y réagir. Ou bien, il s'y soumet, ou bien, il ne s'y soumet pas... Mais si le Roi décide de ne pas s'y soumettre, et c'est son droit le plus strict, il donnera alors un indice très considérable de la réalité des choses", explique Marc Uyttendaele, avocat de Delphine Boël.

"Au départ de cette affaire, en 1999, quand Delphine Boël s'est retrouvée dans les médias, son souhait n'était pas du tout d'avoir une reconnaissance légale, mais c'était d'avoir un rapport paisible et une reconnaissance de fait. Et c'est parce qu'il a été impossible par des voies informelles qui ont été mises en oeuvre d'arriver à cette paix des familles, qu'il a fallu demander au juge de réaliser la paix des familles", ajoute l'avocat.

Le Roi n'a jamais refusé de se soumettre à un test ADN

"Le Roi n'a jamais refusé de se soumettre à un test ADN. La question, disent ses conseils, ne s'est pas encore posée puisqu'on est toujours dans la partie "contestation" de la paternité de Jacques Boël (...) Pour le moment, quand on demande à l'avocat d'Albert II s'il va accepter ou pas de se soumettre à un test ADN, il répond que la question ne se pose pas pour le moment et ils y répondront quand elle se posera", précise Martine Dubuisson, journaliste pour le quotidien Le Soir.


"Tous les éléments sont là"

"Pour moi ce qui est étonnant, c'est qu'en fait, même aujourd'hui, il y a toujours des gens qui disent: "Est-ce que ça serait sa fille?"... Il y a tous les éléments qui sont là. Il y a les photos, il y a le fait qu'ils ont vécu ensemble à Knokke (...) On s'est perdu dans une bataille légale. Si on parlait vraiment d'un crime, il y a tellement de preuves qu'aucun juge en douterait un seul moment. On est en train de perdre du temps, c'est ce qu'il veut, jusqu'au moment où, peut-être, qu'il ne soit plus là (...) Ça dure maintenant depuis des années... Il n'a jamais "nié" l'existence, il a simplement dit que c'est impossible qu'une fille ait deux pères donc que tout d'abord, il fallait nier son premier père (Jacques Boël)... Il (le Roi) n'aurait jamais pensé que Jacques Boël, qui est quand même proche de la famille royale, irait aussi loin en niant l'existence de sa fille, c'est ce qu'il a fait en fait. Je ne vois pas de grand mystère, car il n'y en a pas", détaille Eric Goens, journaliste et auteur du livre "Notre fille s’appelle Delphine" (Vier-RTL TVI).


Delphine Boël "n'aura pas de dotation"

Si Delphine Boël est reconnue fille du roi Albert II, "elle aura droit à un quart de ce que les enfants auront droit, avec la nouvelle loi. On peut garder la moitié de son héritage hors des enfants. Mais elle n'aura pas de dotation, elle n'aura aucun accès au trône puisque la constitution prévoit bien que les héritiers, les successeurs au trône doivent être légitimes, donc nés dans le mariage. Se pose alors la question du nom ou du titre qu'elle peut porter et là la difficulté est que le nom originel du roi Albert I est de Saxe-Cobourg-Gotha mais après la Première Guerre mondiale, le Roi a fait supprimer toute référence (le nom faisant trop allemand). Sur l'acte de naissance du roi Albert II, il n'y a pas de nom de famille. Il y a un titre... Prince de Belgique. D'où la querelle juridique qui risque d'avoir lieu après", dévoile Martine Dubuisson, journaliste pour Le Soir. 




 

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