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Quelles sont les recommandations pour les Belges de retour de zones à risques? Voici les précisions de la ministre wallonne de la Santé

 
 

Le Risk Management Group (RMG) s'est réuni dimanche après-midi, à la demande des Régions, afin de faire le point sur la situation des Belges revenant de régions, dont la Catalogne, où de nouveaux foyers de coronavirus sont détectés. Ce lundi matin, la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, a détaillé les recommandations émises pour ces voyageurs de retour en Belgique.

Les experts du groupe de gestion du risque "Risk Management Group" (RMG), qui conseille les autorités sur les mesures à prendre pour éviter la propagation du Covid-19 en Belgique, ont recommandé d'étendre les restrictions de voyage vers les zones où l'émergence de nouveaux cas a été constatée, comme une partie de la Catalogne (nord-est de l'Espagne), a-t-on appris lundi.

Les Régions avaient demandé une réunion du RMG, afin de faire le point sur la situation des Belges revenant de régions, dont la Catalogne. Elle s'est tenue dimanche après-midi.

Ce lundi matin sur Bel RTL, interrogée par Stéphanie Tuetey, la ministre a donné des précisions concernant les recommandations émises par le RMG à ce sujet. "Il a émis des recommandations sur base des dernières informations qui sont tombées, à savoir que certains foyers infectieux existent au sein de l’Union européenne, là où pourraient se trouver des touristes. On essaie dès lors de réagir en fonction de ce que l’on connaît de l’épidémie", indique Christie Morreale.

Un auto-isolement recommandé: "C’est une question de bon sens"

"S’il existe des zones de foyers infectieux, les gens qui rentrent de vacances doivent observer une quarantaine de 14 jours", ajoute-t-elle. Il ne s'agit toutefois pas d'une obligation, mais bien d'une recommandation.

"C’est une question de bon sens, si on veut éviter un rebond. On ne pourra pas mettre un policier derrière chacun d’entre nous. Aujourd’hui, on circule en voiture, en train, en avion. C’est parfois plus facile pour ceux qui rentrent en avion de donner des informations à l’ensemble des passagers, mais il faut que les gens écoutent les informations. On sait que ce n’est pas un été comme un autre, on prend sa crème solaire et ses précautions. Et si jamais on traverse une zone de foyers infectieux on prend toutes les précautions qu’il faut pour se protéger mais surtout pour protéger les autres à son retour. On demande de suivre les informations et de s’adapter", résume la ministre. 

Un test dès l'apparition d'un symptôme

Dans ce cas-là, une quarantaine est dès lors nécessaire. Et si une personne présente des symptômes, elle peut se faire tester. Un dépistage n’est donc pas systématique dès qu’on rentre d’une zone à risques. "A ce stade, non, au sens où on pourrait être en période d’incubation et donc être négatif, mais que ce soit un faux négatif puisqu’il est probable que dans les jours qui viennent on développe la maladie. On sait que la maladie se découvre en moyenne entre 8 et 14 jours après un contact avec une personne malade. Donc, il faut aussi laisser un peu de temps", souligne Christie Morreale.

"Tant que l’on n’a pas de symptômes, on reste à l’égard, maximum deux semaines. Et au moindre symptôme, perte de goût, frissons, température, toux, on contacte son médecin pour réaliser un test qui se fait immédiatement et on a les résultats dans les 24 à 48h", conclut-elle qui ajoute que ce test sera "normalement" remboursé. 

Par ailleurs, si d’autres zones sont concernées durant l’été, celles-ci seront communiquées sur le site des Affaires étrangères.

Le RMG doit à nouveau se réunir ce lundi afin d'élaborer une stratégie globale à l'échelle du pays, notamment en ce qui concerne le testing et la question des collectivités, notamment les maisons de repos.  




 

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