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Il est important qu'on connaisse les CAUSES de la flambée des cas: "Si on reconfine partout quand il y a une hausse dans quelques endroits, les gens vont un peu se fatiguer"

 
CORONAVIRUS
 

Emmanuel Bottieau, infectiologue à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, a estimé dans le RTL INFO 19h qu’il serait temps de partager des informations très précises sur les causes et les localisations des foyers de nouveaux cas. Il a également considéré qu’il faudrait prendre des mesures restrictives moins générales et plus ciblées.

Connait-on la cause de l’augmentation des cas ?

"À ce niveau-là, j’ai encore personnellement des problèmes, je trouve que cette information-là ne percole pas vraiment vers les experts et vers d’autres personnes. Je pense qu’on est dans une situation maintenant où l’analyse est extrêmement importante et en effet si ça monte à Anvers, est-ce que c’est dans les bars ? On sait qu’il s’agit en générale de personnes plus jeunes mais est-ce que c’est dans certaines communautés, dans certaines entreprises. Est-ce lié à certaines activités particulières ? Donc, on devrait maintenant être dans une situation où l’on a une information très très transparente parce que c’est la seule manière de répondre de manière adéquate ou on se trompe de cible. Malgré tout, le rétrécissement de la bulle sociale, c’est une mesure qui va un peu tous azimuts, qui n’est pas vraiment ciblée sur un type d’activité en particulier, mais cela touche l’ensemble de la société".

C’est pour cela qu’on demande maintenant aux bourgmestres d’intervenir de manière plus précise et plus locale ?

"À la condition qu’ils soient vraiment bien informés de manière très précise sur ce qui se passe dans leur population, dans leur commune, où sont les cas ? Quels sont les cas autour ? Est-ce que c’est dispersé, est-ce que c’est vraiment regroupé dans un quartier précis ? pour que les bourgmestres avec l’appui des scientifiques puissent prendre les bonnes mesures".

Les mesures sont trop générales, selon vous ?

"Je pense qu’il faut vraiment aller vers quelque chose de plus nuancé, de plus localisé dans la réponse. C’est une discussion entre experts, probablement, et je n’ai pas tous les chiffres et les analyses en mains pour être tout à fait sûr de ce que j’avance… mais je pense qu’on est dans une situation où je ne sais pas si on doit prendre exactement la même mesure à Luxembourg, à Libramont et à Anvers, il me semble qu’on devrait maintenant arriver à avoir des choses plus fines. On est parti pour un marathon donc si on reconfine partout quand il y a une flambée dans quelques endroits, les gens vont un peu se fatiguer à un moment donné. Il faudrait être plus ciblé et plus précis dans les mesures, je parle vraiment du point de vue géographique. L’argument, c’est que la Belgique est un petit pays mais je pense quand même qu’il y a des épidémiologies un peu différentes, selon les régions ou les provinces."

 




 

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