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Coronavirus en Belgique: pourquoi ne pas tester massivement la population?

 
CORONAVIRUS
 

On en parle depuis plusieurs jours, surtout depuis l'explosions de nouveaux cas de coronavirus dans certaines provinces, comme Anvers. Pourquoi ne pas tester massivement la population? Jusqu'à présent seuls les patients symptomatiques sont testés en priorité. De plus, certains centres de tri ont fermé depuis plusieurs semaines, d'où un engorgement. Le ministre Philippe De Backer souhaite à présent que ces centres soient rouverts.

En ce qui concerne les dépistages en Belgique, on reste loin du compte. Le nombre de tests reste limité alors que selon tous les spécialistes cela devrait être une des priorités absolues. On effectue actuellement nettement moins de tests qu'au mois de mai, par exemple. A l’époque on dépassait fréquemment les 20.000 tests quotidiens. Depuis début juin la barre des 15.000 tests n’a été franchie que 6 fois. En cause: les conditions dans lesquels ces tests sont réalisées chez nous. Ils sont uniquement destinés aux personnes symptomatiques, moins nombreux en ce moment.

La limite de capacité des tests n’est donc pas atteinte. La Belgique pourrait donc tester plus, mais alors pourquoi ne le faisons-nous pas ? Frédérique Jacobs, porte-parole inter-fédérale de la lutte contre le coronavirus, explique au micro de Simon François: "C’est la question que tous les infectiologues se posent. Nous sommes arrivés à une situation où nous avons des tests. Il n’y a plus de problèmes de réactifs. Les laboratoires sont prêts et on se pose la question 'pourquoi on ne teste pas plus massivement?' Ce serait effectivement une bonne solution."

Une stratégie belge

Un souhait pour l’instant balayé par Philippe De Backer, le ministre en charge des fournitures médicales. Selon le ministre, tester toute la population n’a pas de sens. Cela conduirait à un faux sentiment de sécurité. Il détaille: "Nous avons une stratégie ciblée et intelligente. On va tester les personnes symptomatiques. C’est une définition assez large. Beaucoup de personnes peuvent se laisser tester. S’il y a un cas positif, on va tester toute les personnes autour. La stratégie est bonne. Un dépistage massif n’a aucun sens parce que si on teste quelqu’un lundi, il peut être contaminé le mercredi." 

Dans le même temps, Philippe de Backer espère une réouverture rapide des centres de tri fermés depuis la fin de la première vague pour qu'on puisse y effectuer des tests. 

 




 

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