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Après quatre jours de reprise de l'Horeca, la police constate des incivilités chez les clients: "Le citoyen est fort peu respectueux"

Après quatre jours de reprise de l'Horeca, la police constate des incivilités chez les clients:
©BELGA
 
CORONAVIRUS
 

Les professionnels de l'Horeca ont pu reprendre leur activité lundi. Ils espèrent tenir le coup, passer la crise sans fermer boutique. Mais après 4 jours d'ouverture, le bilan est plutôt mitigé côté bruxellois. Les clients sont moins nombreux que prévu. Dans le centre des grandes villes, il n'y a pas de grande affluence, même si ceux qui se déplacent consomment plus.

Il faut aussi faire avec les règles sanitaires : plus d'1 mètre 50 entre les tables, sauf en cas de protection en plexiglas. Les serveurs doivent porter un masque, en salle comme en cuisine. Et les policiers veillent au respect des règles. "Ça s'est très bien passé au niveau des exploitants, rapporte le commissaire Christophe Servais de la police d'Ixelles. Ils ont très bien respecté les règles, ils portent tous les masques, les terrasses sont bien établies etc". 

C'est notamment le cas pour un restaurant libanais, son gérant s'est accordé avec ses voisins pour installer une partie de la terrasse sur une place de parking, avec une barrière pour protéger du trafic. "Le restaurant est très petit donc on a pris la décision de ne pas rouvrir à l'intérieur pour le public, explique-t-il. Si on met une distance d'1 mètre 50 entre chaque place en terrasse, on perd énormément de place". 

"Le citoyen est fort peu respectueux"

Les règles ne sont pas aussi bien respectées du côté des clients : "Le petit point négatif reste le citoyen qui lui, se pense déjà déconfiné et fort peu respectueux des règles de distanciation sociale et surtout des règles qu'imposent les cafetiers. On essaie avec les cafetiers de trouver un maximum de terrain d'entente et avec les clients qui ne sont pas raisonnables, on deviendra répressif".

Place du Châtelain après le marché de mercredi, de nombreuses personnes se sont rassemblées pour boire un verre, explique le commissaire. "Ils achètent leur consommation dans les magasins des environs et ils viennent les consommer aux environs de la terrasse. Je demande aux propriétaires de ne servir que des personnes qui sont à table".  

Les citoyens contrevenants risquent une amende de 250 euros. Le montant n'a pas changé malgré ce que les citoyens peuvent penser, souligne le commissaire Servais. Les infractions sont plus lourdes pour les établissements : "Elles peuvent aller jusqu'à 750 euros, voire la fermeture par un officier de police administrative". Dans le centre de Bruxelles un seul établissement a dû être fermé mercredi soir, il ne respectait aucune des règles.

 




 

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