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"La maladie de Kawasaki, une "complication extrêmement rare" qui peut aussi être liée à une autre pathologie comme la grippe"

 
CORONAVIRUS
 

Lors du briefing quotidien sur l'évolution de la pandémie du covid-19, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, Yves Van Laethem est revenu ce jeudi sur les quelques cas de maladies de Kawasaki qui ont été diagnostiqués sur de jeunes enfants en Belgique.

"On voulait aussi parler d'un communiqué de presse rédigé par la société belge de pédiatrie, qui reprend les craintes élevées hier, qui ont soulevé beaucoup de questions sur une potentielle poussée de la maladie de Kawasaki chez les enfants dans le contexte du covid-19", a-t-il introduit.

Et de poursuivre: "Les pédiatres, ainsi réunis pour la publication de ce communiqué de presse, insistent sur le fait, d'une part qu'il s'agit d'une complication extrêmement rare. Et d'autre part -on l'avait déjà évoqué hier mais ce n'est pas clair du tout pour la population- c'est s'avancer que d'affirmer que les cas les plus fréquents sont liés au covid-19, puisque certains ont été testés positifs au covid-19 et d'autres pas. Sachez que différentes pathologies comme la grippe sont aussi parfois liées à des surcroîts de type Kawasaki. Il n'empêche, quelque soit le lien ou pas, que les enfants qui présentent une maladie doivent être traités maintenant comme cela était le cas auparavant. Il n'est pas utile et même dangereux d'éviter de se présenter chez son pédiatre, si par exemple, l'enfant présente des températures élevées, l'enfant est anormalement apathique, ne veut pas manger, a des diarrhées. Comme c'était le cas auparavant, cet état implique un suivi par le médecin traitant ou par éventuellement le pédiatre", rappelle Yves Van Laethem.

Les pédiatres ont également tenu à faire passer un message par l'intermédiaire du porte-parole: "Ils se veulent rassurants en disant que d'une part, on n'a pas de preuve pour l'instant que ceci est lié au covid-19 et d'autre part que le covid-19 est peu fréquemment sévère chez l'enfant et que la pathologie évolue rarement de manière péjorative", rapporte le scientifique.

"Dans ce contexte, ils sont totalement confiants que le retour à l'école qu'ils conseillent ne va pas entraîner des problèmes de santé significatifs dans la population de nos enfants", assure le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus.

Les pédiatres estiment que reprendre l'école sera plus bénéfique pour les enfants que de rester confinés. Ils rappellent que l'éducation est un droit fondamental. Les enfants peuvent donc retourner en classe en toute sécurité, sauf rares exceptions, si les règles d'hygiène adaptées à l'âge sont respectées, estime la task force. Elle invite les parents à consulter leur généraliste ou pédiatre s'ils pensent que leur enfant appartient à un groupe à risque.

 




 

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