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Les présidents du PS et de la N-VA à la manœuvre: qu’est ce qui pourrait changer ? La réponse du politologue Pascal Delwit

Les présidents du PS et de la N-VA à la manœuvre: qu’est ce qui pourrait changer ? La réponse du politologue Pascal Delwit
©RTL INFO
 
 

Le Roi a chargé les présidents du PS et de la N-VA, Paul Magnette et Bart De Wever, de prendre les initiatives nécessaires permettant la mise en place d'un gouvernement qui s'appuie sur une large majorité au parlement, a annoncé lundi le Palais royal dans un communiqué. Les intéressés "ont accepté cette mission". Ils feront régulièrement rapport au Roi et une première fois le 31 juillet.

Dans le RTL INFO 19H, le politologue Pascal Delwit a analysé cet événement.

Luc Gilson : les présidents du PS et de la N-VA sont "chargés de missions", mais ils n'ont pas de titre. Y-a-t-il a une bonne raison?

Pascal Delwit : "Oui, en principe, le Roi n’intervient pas quand il y a un gouvernement de plein exercice pour la désignation d’un informateur par exemple. C’est prévu dans la constitution quand il faut former un gouvernement. Ici, le Roi leur donne une mission dans le registre du symbolique, de la politique et de la l’informel. Traditionnellement, une mission que le chef d’état donne au terme des élections ou quand un gouvernement est démissionnaire."

Luc Gilson : PS et N-VA à la manoeuvre, ce n'est pas une première. Il y avait déjà eu, en octobre, Geert Bourgeois et Rudy Demotte. Cette fois, ce sont les présidents des deux partis qui sont aux commandes. Cela peut changer quelque chose ?

Pascal Delwit : "D’un point de vue symbolique et politique, c’est une nouveauté. Même si, le fait que le président de la N-VA et le président du PS discutent ensemble n’est vraiment pas une nouveauté. Ils l’ont beaucoup fait depuis le 26 mai, de manière visible et de manière invisible, mais ça n’avait rien donné."

Luc Gilson : qu’est ce qui pourrait changer ?

Pascal Delwit : "On est dans un contexte de 'maintenant on y va' et un gouvernement de plein exercice s’appuyant sur une réelle majorité parlementaire voit le jour à la rentrée. Soit il faudra en retirer les conséquences et donc l’organisation d’élections anticipées."

Luc Gilson : charger ces hommes d'une telle mission, le jour du discours du Roi et la veille de la fête nationale, c'est une opération "symbolique", de "communication" de la part du Palais ?

Pascal Delwit : "C’est en partie une opération de communication. C’est articulé à son discours, mais il faut aussi noter que le Roi souligne que le gouvernement doit 's’appuyer sur une large majorité', ce qui est particulier. Constitutionnellement, on attend qu’il y ait au minimum 76 députés qui accordent leur confiance à un nouveau gouvernement. Il y a aussi une portée politique dans cette annonce du Roi. On n’est pas dans une optique d’un gouvernement minoritaire. Il y aura beaucoup de partis au gouvernement et beaucoup d’objectifs à rencontrer."




 

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