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Le vote sur la proposition de loi dépénalisant l'avortement reporté pour la QUATRIÈME FOIS: "C'est inédit dans l'histoire de ce Parlement"

 
 

Comme on s'y attendait, le vote sur la proposition de la loi dépénalisant l'avortement n'aura pas lieu avant la rentrée. Le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang ont réuni suffisamment de députés pour obtenir l'envoi de nouveaux amendements au Conseil d'Etat. C'est la quatrième fois.

Dans l'hémicycle cet après-midi, il y avait comme une impression de déjà entendu. "Pourquoi ce chantage ? C'est juste scandaleux. C'est scandaleux par rapport à la situation", s'insurgeait Eliane Tillieux, députée fédérale PS. Jusqu'au bout, la majorité, PS en tête, voulait voter la réforme de la loi avortement aujourd'hui. Mais la N-VA et le Vlaams Belang veulent modifier le texte une quatrième fois. "C'est inédit dans l'histoire de ce Parlement, quatre fois appel au Conseil d'Etat, sur des amendements qui n'apportent pas de valeur ajoutée", estime Eliane Tillieux.

Pour les nationalistes flamands, le débat n'est pas terminé: "Tout à l'heure j'ai entendu que nous tentions de faire un blocage. Nous ne bloquons rien, car le débat doit bien avoir lieu", a déclaré Peter De Roover, chef de groupe N-VA à la Chambre. "Les dizaines de milliers de questions sur tous les plans: éthique, humain et juridique, j'ai encore le droit de les poser à nouveau ici", estime Valérie Van Peel, députée fédérale N-VA.

La réforme prévoit une dépénalisation totale de l'avortement mais aussi un allongement du délai légal de douze à dix-huit semaines. Cette condition a longtemps refroidi les partis chrétiens. Aujourd'hui, seul le cdH s'en accommode. "Il y a une sensibilité c'est vrai différente entre les uns et les autres, mais ça se voit aussi au sein parfois d'un même parti politique, qu'il soit du nord ou du sud du pays", réagit Catherine Fonck, cheffe de groupe cdH à la Chambre.

"Je constate si on lit la presse que les points de vue sur ce dossier au nord et au sud du pays sont quand même un peu différents", estime Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V à la Chambre. 

Le vote attendra donc l'automne. De quoi déconcerter les associations de défense des droits des femmes. Elles manifestaient ce matin devant le Palais d'Egmont en plein Conseil national de sécurité.




 

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