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Négociations fédérales: toujours pas d'accord ce mardi soir

 
 

Les ultimes négociations sont toujours en cours pour former un gouvernement fédéral. Le timing est très serré, mais durant la nuit de mardi à mercredi, les premiers éléments concrets pourraient tomber.

Former un gouvernement fédéral en Belgique, ça prend du temps, on ne vous apprend rien. Nous avons voté il y a 491 jours, déjà... Néanmoins, la "Vivaldi" est sur de très bonnes voies, et les 7 partis concernés finalisent les négociations depuis quelques jours, et depuis 9h ce matin. Mais ça n'est pas encore fini. 

Selon nos dernières informations mardi soir, basées sur des sources francophones fiables, un accord est toujours possible "pour ce soir très tard ou début de nuit sur le contenu". Mais ça ne marquerait pas la fin de l'histoire pour autant. Le casting se ferait dans la foulée, le reste de la nuit (pour le poste de Premier Ministre, ce serait probablement Alexander De Croo, mais ça pourrait être Paul Magnette). Cela reste hypothétique, mais c’est le seul timing encore possible, pour la mise en place d’un gouvernement le 1er octobre.

Effectivement, mercredi, il faudrait en effet encore caser: un passage chez le roi pour désigner le premier ministre ; une conférence de presse pour présenter l’accord ; et en soirée les 7 congrès de participation.

Georges-Louis Bouchez: "3 ou 4 jours de plus" ?

Mais tout le monde ne semble pas très pressé. Le président du MR a répondu à nos questions à son arrivée au Palais d'Egmont, où PS, sp.a, Mr, Open Vld, Ecolo, Groen et CD&V négocient donc l'accord du futur gouvernement "Vivaldi". Interrogé sur la lenteur du processus, Georges-Louis Bouchez a estimé que "c'est un accord de gouvernement pour 4 ans et donc s'il faut prendre trois ou quatre jours de plus, ça ne doit pas être un problème".

Le co-formateur Paul Magnette, président du PS, s'est lui montré moins pessimiste quant au timing. "On a encore toute la journée, et s'il le faut la nuit de demain. On va y arriver, j'en suis convaincu", a-t-il annoncé. Quant au négociateur Ecolo Georges Gilkinet, il se montrait encore plus optimiste : "Je pense qu'on va pouvoir aboutir ce matin (mardi). C'est un marathon. Un marathon il est réussi quand on a passé la ligne d'arrivée et je pense que ce sera dans le journée."

Pas de blocage

Tous les négociateurs s'accordent pour dire qu'"il n'y a pas un blocage particulier" à ce stade des négociations, comme l'a expliqué Georges-Louis Bouchez.

Si c'est effectivement la confection du budget qui ralentit les choses, pour le président du MR, c'est "logique". "Le budget en politique c'est quasi tout. Quand vous faites un budget vous faites une déclaration de politique générale et donc c'est logique qu'avec les marges budgétaires qui seront disponibles, on pourra faire plus ou moins de politique, et plus ou moins les partis seront satisfaits. Tout le monde a envie de voir ses politiques réalisées. Mais si vous additionnez la facture de tout le monde, ça serait intenable."

Autre point annoncé comme susceptible d'apporter la discorde, le partage des portefeuilles de ministres. Selon le président du MR, la négociation n'en est pas encore à ce stade : "Le nom du premier ministre n'a pas encore été évoqué".




 

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