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Coronavirus - Des gouverneurs de province, dont celle d'Anvers, invités au Conseil national de sécurité

 
CORONAVIRUS
 

(Belga) Les gouverneurs d'Anvers et de Flandre occidentale, deux provinces particulièrement touchées actuellement par le coronavirus (surtout la première, qui comptabilisait près de la moitié des nouveaux cas belges le 22 juillet dernier), sont invités à prendre part lundi au nouveau Conseil national de sécurité. Dimanche soir, un kern était en cours pour préparer ce CNS. En coulisses, l'impatience se fait sentir quant à l'attitude du bourgmestre d'Anvers Bart De Wever, dont la ville est clairement un noyau important de nouvelles contaminations.

"Je vais écouter quelles sont les nouvelles mesures proposées et aussi présenter ce que mes bourgmestres souhaitent", a indiqué dimanche soir Anne Martens, gouverneur faisant fonction de Flandre occidentale. "Plusieurs communes ont demandé de limiter la 'bulle' (le maximum de contacts autorisés par personne par semaine, NDLR) à 10 personnes". La gouverneure attend aussi des instructions pour la gestion au niveau local. "Nous aimerions avoir des instruments objectifs, qui disent quelles mesures sont justifiées dans quelle situation", ajoute-t-elle. Cathy Berx, gouverneur d'Anvers, ne nie pas être également "invitée", lundi. Dans sa province, la cellule de crise qu'elle dirige a déjà décidé ce week-end d'instaurer pour quatre semaine une bulle fixe de 10 contacts maximum, dont on conseille de noter les coordonnées. La situation à Anvers interpelle en tout cas, et crée une certaine "impatience", entend-on dimanche dans des cabinets ministériels. A l'issue du CNS de jeudi, l'accent avait été mis sur le rôle crucial que devaient jouer les autorités locales. Les communes étaient ainsi encouragées à prendre "des mesures de précaution supplémentaires en concertation avec les Régions et les gouverneurs", en fonction de la situation épidémiologique propre à leur territoire. La possibilité de la mise en place de confinements locaux était évoquée, à décréter donc par les autorités locales en cas de besoin. Tous les yeux étaient logiquement tournés vers Anvers, et vers son bourgmestre Bart De Wever. Dimanche, la ville a décidé de ne pas imposer le port du masque partout, mais bien le fait de l'avoir sur soi pour pouvoir le mettre là où il y a affluence. Dans certains cabinets ministériels, on a l'impression que le maïeur N-VA ne veut pas prendre ses responsabilités, en évitant des mesures impopulaires. "Nous n'avons pas l'impression que Bart De Wever prend les mesures utiles, alors qu'il a les clés en main. Alors qu'on sait bien qu'il y a une petite vague (de cas) à Anvers, dans des quartiers et communautés spécifiques". Il y a un problème local, qui devrait être réglé par des mesures locales, avant qu'il ne soit trop tard, estime-t-on. C'est dans cette optique que semble prendre place l'invitation aux deux gouverneurs de lundi. (Belga)

 




 

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