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C'est la dernière chance pour "PS-N-VA", avertit Bouchez

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(Belga) La suspension de la mission des "rois mages" - du surnom donné par la presse flamande aux dirigeants des trois partis gouvernementaux - est la dernière chance laissée au PS et à la N-VA de voir s'ils peuvent participer ensemble à une négociation fédérale, a assuré lundi le président du MR, Georges-Louis Bouchez, sur les ondes de La Première.

"Le PS et la N-VA doivent nous dire s'ils peuvent travailler ensemble. Leur réponse doit être définitive. Qu'ils sachent bien que, de notre point de vue, c'est la dernière chance pour PS-N-VA. S'ils sont incapables de s'entendre, nous ferons un gouvernement soit sans l'un, soit sans l'autre, soit peut-être sans les deux. Mais c'est fini de prendre le pays en otage", a-t-il déclaré. Une coalition associant le PS et la N-VA pourrait mettre la pression sur la famille libérale. Il y a quelques mois, le PS ne cachait pas qu'en cas de négociation avec la N-VA, il y aurait un parti de droite en trop, l'Open Vld. Or, dès l'entrée en fonction du nouveau président des libéraux flamands, Egbert Lachaert, le MR et l'Open Vld ont rappelé leur unité. M. Bouchez l'a répété lundi: "La famille libérale a une continuité en matière d'idées et de propositions, et nous irons ensemble dans un gouvernement que ce soit au fédéral cette fois-ci mais, j'insiste aussi, pour les échéances prochaines, à Bruxelles également (où l'Open Vld gouverne sans le MR, ndlr)". Si le MR et la N-VA sont des partis proches en matière socio-économique, selon M. Bouchez, ils se trouvent en revanche aux antipodes à propos des institutions. "Nous sommes un parti qui veut refédéraliser", a-t-il souligné. "La crise a montré qu'une régionalisation mal pensée, désordonnée, conduit à des situations dramatiques. On l'a vu dans les maisons de repos", a-t-il affirmé. (Belga)




 

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