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Cinq ans de prison requis contre un Liégeois suspecté de faits de terrorisme: des plans et des photos découverts chez lui

Cinq ans de prison requis contre un Liégeois suspecté de faits de terrorisme: des plans et des photos découverts chez lui
 
 

Le parquet fédéral a requis ce vendredi, devant le tribunal correctionnel de Liège, une peine de 5 ans de prison contre un Liégeois âgé de 25 ans, suspecté de faits de terrorisme. Le prévenu avait montré des signes de soutien à des activités terroristes. Une perquisition réalisée chez lui avait permis de découvrir des mécanismes et des plans destinés à la confection d'une voiture pouvant être pilotée à distance, comme celles utilisées par les organisations terroristes en Syrie.

Une voiture télécommandée à taille humaine

Une perquisition avait été réalisée le 23 mai 2019 chez le prévenu dans le cadre d'une enquête pour un fait de vol. Les enquêteurs avaient découvert de nombreux indices permettant de conclure que l'individu était impliqué dans des faits de terrorisme et dans la préparation d'un attentat.Le prévenu disposait de mécanismes et de plans destinés à la confection d'une voiture télécommandée à taille humaine. Le dispositif, identique à ceux utilisés par des terroristes en Syrie, devait lui permettre de faire exploser la voiture.

Les policiers ont également découvert un véhicule chenillé muni d'explosifs ainsi qu'une vidéo d'explication sur la confection d'une arme à partir de pièces de chauffage.

Des photos de décapitations d'humains ou d'animaux

Le prévenu était aussi en possession d'éléments permettant d'attester de son support au groupe terroriste État islamique. Il avait diffusé une photo de l'exécution d'un policier lors des attentats de Charlie Hebdo sur laquelle il avait inscrit "Allah est grand". Sur un autre document, il avait indiqué qu'il était un terroriste. Le prévenu détenait aussi sur son GSM des photos de décapitations d'humains ou d'animaux.

Le parquet général a requis contre le prévenu une peine de 5 ans de prison ferme. Son avocat, Me Simonis, a stigmatisé une enquête qui aurait été réalisée exclusivement à charge et teintée de paranoïa. Il a sollicité l'acquittement ou un sursis probatoire.

Le jugement sera prononcé le 31 juillet.




 

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